Melissa Vicaut

melissa_vicaut.jpgDès mon plus jeune âge, je développe un goût prononcé pour la lecture, et je commence très vite à écrire, des poèmes dans un premier temps, puis des textes courts, où je fais évoluer mes personnages dans un monde imaginaire, souvent en réaction à une réalité qui me violente. J’écris aussi des scénarios, que je fais jouer à mes camarades de classe, d’autres que je filme dans l’hôpital où travaille mon père. Je poursuis ensuite cette exploration à l’université, où parallèlement à mes études en montage de projets européens, j’écris et réalise plusieurs courts-métrages expérimentant la frontière entre réel et fiction. Une fois diplômée, je travaille en tant que réalisatrice et monteuse. Convaincue que l’écriture, et la création artistique de manière plus globale, est un acte militant, je m’engage dans des projets d’animation sociale, notamment sous forme d’ateliers en milieu scolaire et psychiatrique. 
C’est en 2010 que j’écris mon premier texte dramatique, Sujet(s). Cette pièce interroge le "je" du langage dans notre société moderne, touchant souvent la "désincarnation" et frôlant parfois la "folie ordinaire". Au fil des rencontres, je constitue une équipe, et après plusieurs résidences de création, la pièce voit le jour, et sera jouée une vingtaine de fois. Trois ans plus tard, le texte fait l'objet d'une édition.
Fin 2011, je reprends une activité salariée à temps plein en tant qu’administratrice d’une compagnie de théâtre spécialisée dans la médiation. Cette expérience me permet d’aborder concrètement les enjeux du développement social urbain en Seine-Saint-Denis Un an plus tard, je décide de quitter ce poste pour me consacrer pleinement à l’écriture. Ce que je fais depuis. J’ai notamment écrit une pièce courte, 10 000 yuans, sur le thème de la défense des droits de l’homme, en m’inspirant d’un fait divers survenu en Chine m’ayant bouleversée. Cette pièce est lauréate d’un concours organisé par Alna Editeur et publiée dans un recueil. Je collabore également à l’ouvrage Plats d’existence(s), un livre de portraits et recettes retraçant l’épopée des dîners du « goût de l’autre », qui invitent migrants (pour la plupart sans-papiers) et Français à partager, chaque mois, un repas dans les locaux de la mairie du IVème arrondissement de Paris. 
Aujourd'hui, je poursuis mon rôle de formatrice aux ateliers d'écriture, et bien sûr, je continue à écrire!